1.Quelles sont les principales substances toxiques présentes dans les fumées de soudage ?
Particules d'oxyde de zinc
C’est l’un des principaux responsables de la maladie aiguë. L'inhalation de grandes quantités de minuscules particules d'oxyde de zinc nouvellement formées peut déclencher une maladie professionnelle aiguë appelée «fièvre des fondeurs».
Autres fumées et oxydes de métaux
Outre le zinc, les fumées de soudage peuvent également contenir des oxydes de métaux tels que le fer, le manganèse, le chrome et le nickel provenant du substrat en acier.
Le manganèse, en particulier, peut causer des dommages au système nerveux en cas d'inhalation à long terme-, entraînant des symptômes similaires à ceux de la maladie de Parkinson (connus sous le nom d'« empoisonnement au manganèse »).
Gaz générés pendant le processus de soudage :
Ozone : Généré par la réaction du rayonnement ultraviolet de l’arc électrique avec l’oxygène de l’air ; il irrite fortement les voies respiratoires.
Monoxyde de carbone : notamment dans les procédés tels que le soudage MAG (soudage à l'arc magnétique), il est produit par la décomposition ou la combustion incomplète de gaz de protection (tels que le CO₂).

2.Quels sont les symptômes d’une intoxication aiguë ?
La fièvre des fondeurs est la réaction d’intoxication aiguë la plus courante après le soudage de pièces galvanisées. Ses symptômes sont très typiques, apparaissant généralement 4 à 12 heures après l'exposition (surtout l'après-midi ou le soir après la sortie du travail) :
Un goût sucré métallique en bouche : C'est le premier signe.
Gorge sèche, irritation, toux.
Faiblesse générale, douleurs musculaires et articulaires : sensation de rhume soudain et intense.
Maux de tête, frissons, fièvre : la température corporelle peut atteindre 38 à 39 degrés, voire plus.
Nausées, vomissements.

3.Quelles sont les conséquences du soudage de matériaux galvanisés pendant une période prolongée sans protection adéquate ?
Maladies respiratoires chroniques : telles que la bronchite, la pneumonie et la diminution de la fonction pulmonaire.
Dommages au système nerveux : principalement liés à l’accumulation de manganèse.
Risque accru de cancer : selon la classification du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les fumées de soudage sont classées comme cancérogènes du groupe 1, ce qui signifie qu'elles sont « cancérigènes pour l'homme ».

4.Quels contrôles d'ingénierie et techniques doivent être mis en œuvre ?
Ventilation locale par aspiration : C'est la mesure la plus cruciale et la plus efficace. Utilisez un extracteur de fumées de soudage (bras d'extraction de fumées), en plaçant l'orifice d'aspiration le plus près possible du point de soudure (généralement entre 15 et 30 cm) pour capter et filtrer la fumée au fur et à mesure qu'elle est générée.
Ventilation générale : Assurer une bonne ventilation globale dans tout l'atelier pour diluer la concentration de fumées dans l'air.
5.Quel équipement de protection individuelle est requis ?
Protection respiratoire : Dans les situations où la ventilation ne peut pas éliminer complètement les fumées (par exemple, travailler sur de grandes pièces), un respirateur anti-particules dédié doit être porté.
De préférence : Respirateur à épuration d'air propulsé-(PEPR), qui fournit un air plus pur et un meilleur confort.
Choix secondaire : masques anti-poussière de qualité supérieure- (par exemple, répondant aux normes NIOSH N95, R95 ou P95, ou à la norme chinoise KN95). Les masques de gaze ordinaires sont totalement inefficaces.
Vêtements de protection, gants et écrans faciaux de soudage : Protéger contre le contact avec la peau et le rayonnement de l'arc.

